
En parallèle du salon de Shanghai se tenait le 125e salon de New York, l’un des plus grands rendez-vous automobiles annuels. Mais l’actualité récente freine clairement les ambitions des constructeurs non-américains.
Salon de New York, salon de Shanghai : deux salles, deux ambiances. En Chine, l’automobile, notamment électrique, était célébrée par les constructeurs asiatiques comme européens. À New York, en revanche, les droits de douane à 25 % instaurés par Donald Trump sur les véhicules produits hors des États-Unis freinent les élans. Résultat : moins de nouveautés à présenter au public américain.
Des stands européens timides

À l’image de l’ambiance générale, les marques européennes sont restées discrètes au Javits Center. Audi a dévoilé trois modèles : la RS6 Avant GT, l’e-tron GT et le Q5. Volvo misait uniquement sur l’EX90 et le XC90. Chez Mercedes, seuls quelques véhicules entouraient un Sprinter électrique. Le stand Volkswagen, un peu plus fourni, présentait sept modèles, dont l’ID. Buzz, les Tiguan, les Atlas et l’ID.4.
Chez Stellantis, la situation est plus complexe avec un portefeuille mêlant marques américaines et européennes. On retrouvait l’Alfa Romeo Tonale, la Fiat 500 et même la Topolino, pourtant absente du catalogue américain. Quant aux marques plus exclusives comme Porsche, Rolls-Royce, Lamborghini ou Bentley, elles sont restées en retrait.
Des nouveautés asiatiques ou 100% amércaines !

Malgré le contexte, les marques asiatiques ont répondu présentes avec plusieurs nouveautés qui ont animé les stands. Subaru a restylé le Solterra et dévoilé le Trailseeker. Hyundai présentait le Palisade, conçu pour le marché local. Toyota a misé sur le nouveau 4Runner et le dernier Land Cruiser. Nissan exposait la Versa et la Sentra.
Côté américain, la Dodge Charger 100 % électrique attirait les regards. Buick, Lincoln, Chevrolet, Ford, Jeep et Ram étaient évidemment là, avec des modèles conçus pour leur marché domestique. Bien sûr, aucune marque chinoise n’a pointé le bout de son nez.
Ternie par le contexte politique et économique, cette édition du salon new-yorkais n’avait que peu à offrir aux visiteurs européens. En revanche, pour les marques asiatiques très implantées aux États-Unis comme Toyota, les nouveautés étaient bien au rendez-vous. Mais face à la vitalité de Shanghai, il faut l’admettre : la vraie fête se tenait ailleurs.

